Les centres d’appels offshore connaissent un fort succès en raison des faibles coûts. C’est ainsi que l’on prévoit 100 000 créations d’emploi (essentiellement des téléacteurs) d’ici 5 ans dont 40 000 sur les 2 ans à venir, principalement au Maghreb dans le domaine du call center. Pour information, l’existant est aujourd’hui de plus de 20 000 positions au Maroc, plus de 6 000 en Tunisie.
Entre le Maroc, la Tunisie et le Sénégal, ce sont déjà près de 20 000 positions de téléopérateurs de centres d’appels qui sont externalisées essentiellement pour le compte d’entreprises françaises. Un véritable marché de l’externalisation dont les grands clients n’aiment pas vraiment être cités ; des choix encore difficiles à assumer lorsque le nombre de chômeurs en France se compte en millions. Ils sont pourtant nombreux ces grands groupes français à avoir traversé la méditerranée pour transférer certains de leurs centres d’appels en offshore.
Et sur le long terme, l’impact économique n’est pas forcément négatif. La chaîne de valeur doit évoluer, se mondialiser, pour créer plus de richesse. Il faut passer d’une vision court terme à une véritable stratégie de croissance. Mais pour réussir, un projet d’externalisation de centre d’appels ne doit pas être pris à la légère. Vouloir économiser trop et trop vite conduit sans faille à une baisse dramatique de la qualité de service. En revanche, mené sur le moyen terme, un tel projet peut être très rentable.